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Full text of "Partie graphique des cours d'architecture faits à l'École royale polytechnique depuis sa réorganisation; précédée d'un sommaire des leçons relatives à ce nouveau travail"

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in 2010 with funding from 

Lyrasis Members and Sloan Foundation 



http://www.archive.org/details/partiegraphiquedOOdura 



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PARTIE GRAPHIQUE 



DES 



COURS D'ARCHITECTURE 

FAITS A L'ÉCOLE ROYALE POLYTECHNIQUE 

DEPUIS SA RÉORGANISATION. 



DE L'IMPRIMERIE DE FIRMIN DIDOT, 

Imprimeur du Roi et de l'Institut, rue Jacob, n° 24. 



PARTIE GRAPHIQUE 



DES 



COURS D'ARCHITECTURE 

FAITS A L'ÉCOLE ROYALE POLYTECHNIQUE 
depuis s\ réorganisation; 



préi i m i 



1)1 N SOMMAIRE DES LEÇONS RELATIVES A CE NOUVEAU TRAVAIL. 

Par J. N. L. DURAND, 

Architecte, Professeur d'Architecture, membre correspondant de l'Académie des Beaux-Arts d'AnTers. membre 
honoraire de l'I Diversité impériale de \\ Mua, Chevalier de la Légiou d'iiouiicur, etc 



Ce volume , dont l'objet est de hâter les talents des Élèves dans l'ait de composer les édifices, 
et i|tti fait la suite et le complément du premier volume du Précis des Leçons , contient 
trente-quatre Planches. 



Prix 20 fr. , broché. 



\ PARIS, 

Chez i'AITEUR, \ l'Ecole royale polytechnique; 

ET CHEZ 

I'irmin Didot, Imprimeur du Roi, Libraire, rue Jacob, n° 24» 

Kky et Gravier, Libraires, quai des Angustins, n° 55; 

Treuttei. et Wùrtz, rue de Bourbon , n° 17; 

Fantin, rue de Seine Saint-Germain, n" 12; 

Carillan Goecry, quai des Augustins, n° 4 1 J 

Roret et Roussel, rue Pavée Saint-André-des-Arts, n" 9; 

Madame V e Cotjrcier, rue du Jardinet, n° 12, quart, de l'Ecole de Me'H. 

M. DC( C. XXI. 



DE LA MANIÈRE DWCQUÉRIR 

EN PEU DE TEMPS 

DE VRAIS TALENTS EN ARCHITECTURE. 



JL'architecture est tout à-la-fois une science et un art: comme 
science, elle demande des connaissances; comme art, elle exige des 
talents. Pour apprendre parfaitement une science, il ne faut cm écou- 
ter, comprendre et retenir; mais pour posséder complètement un 
art, il faut en outre appliquer ce qu'on sait; et le degré de talent, ou 
la facilité plus ou moins grande de faire des applications, est en rai- 
son du nombre de celles que l'on a déjà faites. 

Anciennement, à l'Ecole polytechnique, le travail graphique relatif 
à l'architecture se réduisait , pour les élèves , à quatre dessins , qui 
avaient pour objets : i° les ordres; 2° les portes et croisées; 3° une 
salle; 4° enlin un escalier. Ce genre de travail, qui ne présentait 
qu'un si petit nombre d'idées à leur esprit , et d'idées peu attachantes ; 
qui en outre absorbait entièrement le peu de temps qu'on leur ac- 
corde pendant toute l'année pour se préparer aux concours, était 
bien plus propre, par la fatigue et l'ennui dont il les accablait, à les 
dégoûter de l'architecture , qu'à leur faire acquérir des talents dans 
cet art. 

Ce n'est pas que de tout temps il ne soit sorti de cette Ecole des 
élèves ayant un beau commencement de talent; mais on sent bien 
qu'ils n'ont dû. cet avantage qu'à l'excès de zèle qui les portait à 
s'occuper dès lors, pour un temps plus éloigné, du peu que les cir- 
constances nous avaient permis de leur indiquer relativement à la 
composition. 

i 



O) 

Depuis la nouvelle organisation, un arrêté du conseil supérieur de 
l'Ecole a changé l'obligation de faire ces quatre dessins , en celle de 
rédiger graphiquement dans les salles toutes les leçons données à 
l'amphithéâtre ; dès lors les quatre dessins ont été remplacés par un 
assez grand nombre d'esquisses relatives au mécanisme de la compo- 
sition; et les progrès que l'architecture fait chaque année à l'Ecole, 
prouvent combien ce nouveau travail est avantageux pour les élèves. 

Cet heureux changement dans la partie graphique, en a exigé né- 
cessairement un autre dans la partie orale. Obligés de faire coïncider 
les leçons avec un travail si nouveau, nous en avons retranché tout 
ce qui ne nous conduisait pas directement et promptement à la com- 
position, et nous avons resserré tout ce qui y était relatif, de ma- 
nière à pouvoir donner au travail graphique toute la latitude pos- 
sible. 

Du reste, nous sommes demeurés fidèles à nos principes; nous 
avons même étendu notre méthode d'enseignement à la partie gra- 
phique ; de même que dans la partie orale nous avions décomposé 
l'idée générale d'architecture en idées spéciales, et celles-ci en idées 
particulières ; dans la partie graphique nous avons décomposé l'idée 
générale d'édifices en celles de leurs parties, et ces dernières en celles 
de leurs premiers éléments ; remontant ensuite des éléments à l'en- 
semble des édifices, c'est-à-dire, les analysant, nous sommes parve- 
nus à nous en faire des idées exactes , de même que nous étions par- 
venus à nous créer une idée exacte de l'architecture, en analysant 
l'idée générale exprimée par ce mot. 

Bien que nos idées en architecture n'aient pas changé, et que nous 
les ayons exposées dans le premier volume de notre Précis , nous ne 
pouvons nous empêcher de les rappeler ici sommairement, puisque 
la partie graphique non-seulement s'y rattache, mais encore en émane 
nécessairement, et ne saurait avoir d'autre principe. 



SOMMAIRE 



DR 

LA PARTIE ORALE DES LEÇONS. 



PREMIERE LEÇON. 



IDEES GENERALES. 



1 oi'R s'occuper avec succès d'un art quelconque, il faut s'en occu- 
per avec goût, avec amour; et pour cela, il faut en avoir quelque 
idée. On ne saurait aimer ce qu'on ne connaît pas , a dit un poète, 
il faut savoir pourquoi l'on s'en occupe, et comment en général on 
doit s'en occuper ; en d'autres termes , il faut connaître le but que cet 
art se propose, et les moyens qu'il doit employer pour l'atteindre. 

De tous les arts, l'architecture est celui dont les productions sont 
le plus dispendieuses; cependant il est en même temps celui dont 
l'usage est le plus constant et le plus général. Il faut donc qu'il soit 
d'une bien grande nécessité pour l'homme , pour cet être aussi ennemi 
de toute espèce de peine, que passionné pour son propre bien-être. 
En effet, l'homme lui doit sa conservation; la société, son existence; 
tous les arts, leur naissance et leurs développements; en un mot, 
l'utilité , et la plus grande utilité publique et particulière : tel est 
l'unique but de l'architecture. 

L'architecture est faite pour l'homme et par l'homme : d'après sa 
manière d'être, en élevant des édifices, il doit chercher, avec le moins 
de peine et de dépense possible, à en retirer tous les avantages 
qu'ils peuvent offrir, et par conséquent à les disposer de la manière 

I. 



(4) 

la plus convenable et la plus économique. La convenance et l'écono- 
mie , tels sont donc les moyens que l'architecture doit naturellement 
employer. 

Pour qu'un édifice soit convenable, il faut qu'il soit solide, salubre 
et commode. 

Pour qu'il soit solide, il faut que les matériaux soient répartis 
avec intelligence, que les principaux soutiens soient placés à des di- 
stances égales, afin que chacun d'eux supporte une égale portion du 
fardeau ; enfin qu'il existe entre toutes les parties la liaison la plus 
intime. 

Pour qu'il soit salubre, il faut que l'aire en soit élevée au-dessus 
du sol, que toutes les ouvertures pratiquées dans les murs destinés 
à garantir l'intérieur de la chaleur et du froid , soient placées de ma- 
nière à laisser le passage le plus libre à l'air et à la lumière. 

Pour qu'il soit commode , il faut que le nombre , la grandeur et la 
situation respective de toutes ses parties , se trouvent clans le rapport 

le plus exact avec sa destination. 

Voilà ce qui regarde la convenance, et voici ce qui concerne 
l'économie. 

Pour qu'un édifice soit le plus économique possible, il faut qu'il 
soit le plus symétrique, le plus régulier et le plus simple possible. 

C'est donc à disposer les édifices de la manière la plus convenable 
et la plus économique que doit uniquement s'occuper un architecte; 
tout son talent consiste à résoudre ces deux problêmes : i° avec une 
somme donnée, faire l'édifice le. plus convenable qu'il soit possible, 
comme lorsqu'il s'agit des édifices particuliers. 2° Les convenances 
d'un édifice étant données, faire cet édifice avec le moins de dépense 
qu'il se puisse, comme lorsqu'il s'agit des édifices publics. 

Comme lorsque dans la composition d'un édifice on y a fait entrer 
tout ce qu'il faut, rien que ce qu'il faut, et que ce qui lui est néces- 
saire est disposé de la manière la plus simple, il est impossible qu'il 
n'ait pas le genre et le degré de beauté qui lui convient , l'architecte 



(5) 
rie s'occupera jamais de cette prétendue décoration architecte-nique 
qui, ne servant à rien, ne ressemblant à rien, entraîne dans des dé- 
pens.es aussi énormes que ridicules; et s'il veut ajouter à la beauté 
naturelle d'un édifice convenablement et simplement disposé, ce ne 
sera que par le moyen de la décoration accessoire, qui n'est autre 
que l'emploi des productions des autres arts. 

De la manière de se représenter ses idées en architecture , et de les 
communiquer au v autres. 

Planche I r % Figures A. 

Ii dessin est le moyen le plus prompt et le plus exact dont on 
puisse se servir. 11 y en a trois sortes: i° les croquis; 2° les esquisses ; 
3° les dessins en grand. Quel que soit le genre de dessin que 
l'on emploie, il faut faire trois figures pour donner une idée com- 
plète d'un édifice : i ° le plan qui représente sa disposition horizontale ; 
2° la coupe, qui fait connaître sa disposition verticale, ou sa con- 
struction; 3° enfin l'élévation, c'est-à-dire l'extérieur, dernière figure 
qui est et ne peut être autre chose que le résultat des deux autres. 

Si l'on peut tracer ces trois figures aplomb les unes des autres, sur 
une même feuille de papier, on gagnera beaucoup de temps, toutes 
les lignes verticales étant communes aux trois figures , et pouvant être 
tirées d'un seul coup de règle. Quoi qu'il en soit , on commencera par 
tirer une ligne dans le milieu du papier ; on la coupera à angles droits 
par une autre; parallèlement à ces deux axes principaux, on tirera 
de chaque côté les axes des murs , sur lesquels on portera d'un côté 
et de l'autre la moitié de l'épaisseur des murs ; on portera de même 
la moitié des ouvertures pratiquées dans les murs de chaque côté des 
axes principaux. 

Ceci ne regarde que les dessins et les esquisses; car pour les cro- 
quis, ils se fout entièrement à la main, sans qu'on se serve de règle 



(G) 
ni de compas, ni sans qu'on fasse aucun usage d'axes, à moins qu'ils 
ne servent de signes pour indiquer la situation des murs. 

II e LEÇON. 

ÉLÉMENTS DES EDIFICES. 

L'ensemble d'un édifice quelconque n'est et ne peut être que le 
résultat de l'assemblage et de la combinaison de parties plus ou moins 
nombreuses; on ne peut assembler, combiner, que ce dont on peut 
disposer. Pour pouvoir composer un ensemble d'édifice quel qu'il 
soit, il faut donc, avant tout, acquérir une parfaite connaissance de 
toutes les parties qui peuvent entrer dans la composition de tous les 
édifices; et pour cela faire, les examiner, les comparer, voir en quoi 
elles se ressemblent ou diffèrent entre elles, distinguer ce qu'elles 
ont de particulier d'avec ce qui leur est commun ; et comme ces par- 
ties elles-mêmes ne sont que le résultat d'un assemblage, d'une com- 
binaison d'éléments , c'est par l'examen et la connaissance de ceux-ci 
qu'il faut commencer. 

Les éléments ne sont pas nombreux ; ils se réduisent : i° aux murs, 
aux chaînes verticales et horizontales qu'on y introduit, et aux di- 
verses ouvertures que l'on y pratique; 2° aux soutiens isolés et aux 
parties horizontales qu'ils supportent et qui les relient; 3° aux plan- 
chers et aux combles ; 4° enfin aux voûtes. 

Des murs , des chaînes verticales et horizontales et des diverses 

ouvertures. 

Planche I re , Figures B. 

On peut réduire à trois genres tous les édifices ; i° les plus impor- 
tants ; a° ceux qui le sont le moins ; 3° ceux qui tiennent le milieu 
entre les deux premiers. 



(7) 

Tous les édifices se construisent avec des mate'riaux dont le nombre 
est considérable, mais que l'on peut ranger en deux classes : i° ceux 
qui sont les plus résistants, mais les plus chers ; 2.° ceux qui sont les 
moins résistants , et au meilleur marché. 

On emploiera les premiers dans les édifices les plus importants; 
les seconds, dans ceux qui le sont le moins; enfin on fera usage des 
deux à la fois dans les édifices ordinaires. 

Il y a dans les édifices quatre endroits qui fatiguent plus que les 
autres, et qu'il convient de renforcer, tels que i° les angles; 2. la 
rencontre des murs ; 3° les endroits de ces murs qui reçoivent la re- 
tombée des voûtes, ou la portée des principales pièces des planchers ; 
4° enfin les endroits où les murs cessent d'être continus. Dans le pre- 
mier et dans le dernier genre d'édifices, on renforce les murs dans 
ces endroits par une plus grande épaisseur ; dans les édifices du genre 
intermédiaire, on y emploie les matériaux les plus résistants ; et l'on 
se contente de ceux qui le sont le moins , pour la construction des 
remplissages. 

Les parties renforcées, nommées soutiens engagés ou chaînes ver- 
ticales, sont reliées par d'autres chaînes horizontales que l'on place, 
i° au pied de l'édifice ; a au niveau de l'élévation du sol ; 3° au droit 
de l'appui des croisées ; 4° enfin au plus haut de l'édifice. 

On donne en général aux portes et croisées le double de leur lar- 
geur en hauteur, au chambranle le sixième, autant à la frise et à la 
corniche , en sorte que ces trois parties ont ensemble la moitié de 
l'ouverture. 

La hauteur des frontons, qui ne sont et ne doivent être que l'ex- 
trémité d'un comble , est du cinquième au sixième de leur base. 



(8) 
IIP LEÇON. 

Des soutiens isolés , et des parties horizontales qui les relient. 

Planche I re , figures C. 

Outre les soutiens engagés qui composent, avec les chaînes qui les 
relient , l'ossature des édifices , il y en a d'isolés que l'on nomme co- 
lonnes quand ils sont circulaires par leur plan, et pilastres lorsqu'ils 
sont quarrés. 

On les relie entre eux par une architrave , avec le mur par une se- 
conde architrave appelée frise, et l'on couvre le tout d'une corniche. 
L'assemblage de ces trois parties se nomme entablement , et celui de 
l'entablement et de la colonne se nomme ordre. 

Les pilastres s'élèvent parallèlement, les colonnes diminuent par 
le haut d'un sixième , et tous les deux sont couronnés d'un chapiteau 
dont la saillie soulage l'architrave. 

Dans les édifices les moins importants, et dont la hauteur des 
étages sera tout au plus de deux entraxes , on divisera cette hauteur 
en seize, dont douze seront pour la colonne, et quatre pour l'enta- 
blement. Chacune de ces parties se nomme module; et le diamètre 
de telle colonne que ce soit est toujours de deux modules. 

Dans les édifices les plus importants, dont l'étage aura quatre en- 
traxes et demi de hauteur, on divisera cette hauteur en vingt-quatre, 
dont vingt pour la colonne, et quatre pour l'entablement. 

Comme entre le premier et le dernier genre d'édifices, on en peut 
concevoir une foule d'intermédiaires, on concevra de même une 
foule d'ordres de proportions différentes ; mais il nous suffira d'en 
intercaler un seul entre les deux dont nous avons parlé , ou , pour 
mieux dire , de fixer à trois entraxes la hauteur des édifices ordi- 
naires. On divisera cette hauteur en vingt, dont seize pour la co- 



(9) 
loiiiu'. ( ! quatre pour l'entablement. On aura alors un ordre moyen , 
lequel, avec les deux autres, suffira pour noire étude. 

Pour la facilite de notre travail, il sera bon de remarquer que, 
bien que les entablements aicui tantôt le tiers, tantôt le quart , et tan- 
tôt enfin le cinquième de la colonne, ils ont constamment le même 
rapport avec le diamètre, c'est-à-dire, quatre modules ou deux dia- 
mètres. 

Quant aux trois parties de l'entablement, les deux inférieures se- 
ront toujours de même hauteur; la partie supérieure sera égale aux 
• leux autres dans l'ordre moyen, moins forte dans le premier, et plus 
forte dans le dernier. 

IV e LEÇON. 

Des planchers et des combles. 
Planche T rc 7 Ficures D. 

Dans les planchers et dans les combles, on remarquera, comme 
dans les murs, des parties qui composent l'ossature de l'édifice , et que 
toutes ces parties sont placées à plomb les unes des autres. Dans les 
planchers, ce sont les poutres sur lesquelles reposent les solives qui 
forment les travées de remplissage ; et dans les combles , ce sont les 
fermes reliées par des pannes , sur lesquelles on place des chevrons. 

Dans les petits combles , les fermes se réduisent à un entrait et à 
deux arbalétriers; dans les moyens, on y joint un poinçon; enfin les 
plus grands se composent de deux entraits , de trois poinçons et de 
deux arbalétriers. 



V e LEÇON. 

Des voûtes. 
Planche I re , Figures E. 

Les seules voûtes dont on doit faire usage , parce que seules elles 
. sont régulières et simples, sont : le berceau droit ou descendant; le 
berceau circulaire, ou voûte annulaire; la voûte d'arête, formée par 
la pénétration de deux demi-cylindres; la voûte en arc de cloître, 
dont les quatre arêtes sont rentrantes, au lieu d'être saillantes comme 
celles de la précédente; la voûte sphérique; celle en cul de four, avec 
pendentifs; combinaison d'une voûte d'arête avec une voûte sphé- 
rique, dont le diamètre serait égal à la diagonale de la première. 

Toutes les voûtes en général ont deux actions: l'une verticale, qui 
est celle de la pesanteur ; l'autre horiz,uniule, que l'on nomme poussée. 
Le berceau exerce ses deux actions contre les deux murs qui re- 
çoivent sa retombée; l'arc de cloître les exerce uniformément contre 
ses murs pourtours ; la voûte d'arête et celle en pendentif, seulement 
sur les quatre soutiens angulaires, sur lesquels elle repose; enfin la 
voûte sphérique pèse, sans pousser, sur le contour entier de sa base. 
On pourrait construire toutes les voûtes par tranches demi-circu- 
laires, partant d'une colonne, et allant retomber sur la colonne pla- 
cée de l'autre côté ; les tranches verticales seraient reliées entre elles 
par des tranches horizontales également éloignées les unes des 
autres , ainsi que le seraient les premières. Il ne s'agirait plus que de 
remplir les intervalles quarrés que les tranches ou plates -bandes 
laisseraient entre elles, par une dalle fort mince. De telles voûtes 
qui coûteraient fort peu, et qui n'auraient que peu de poussée, pré- 
senteraient naturellement à l'œil les renfoncements que l'on nomme 
caissons. 



( " ) 

Manière de tracer les caissons. 
Planche II. 

S'il s'agit d'un berceau dont les soutiens, soit murs, soit colonnes, 
soient éloignes de trois entraxes les uns des autres, la voûte, dans 
son développement, ne contiendra que cinq caissons; si l'intervalle 
des soutiens est de cinq entraxes, elle en offrira sept. Dans tous les 
cas, les caissons ne pourront être exactement quarrés; dans la voûte 
à trois entraxes ils seront un peu barlongs , et dans l'autre ils seront 
un peu oblongs ; mais en trichant un peu sur la largeur des côtes , 
on dissimulera ce défaut h l'œil. 

Pour tracer les caissons d'une voûte en berceau dans une coupe 
quelconque, nous croyons qu'il suffit de jeter les yeux sur les figures 
A A et BB de la planche II. Quant à ceux des voûtes sphériques, 
voici ce qu'il faut faire. Du centre de la voûte dans le plan, tracez une 
circulaire tangente aux colonnes ; tracez dans la coupe une horizon- 
tale à la hauteur à laquelle vous voulez que les caissons s'arrêtent; 
prenez le demi-diamètre de la voûte à cet endroit , et de cette ouverr- 
ture de compas, tracez en plan une nouvelle circulaire; dans l'espace 
qui la sépare de la première , tirez au centre des tangentes aux dia- 
mètres dès colonnes ; projetez les points d'intersection de ces lignes 
avec la première circulaire sur la ligne du bas des caissons dans la 
coupe ; projetez les points d'intersection de ces mêmes lignes avec 
la seconde circulaire sur la ligne du haut des caissons : il n'y aura 
plus qu'à joindre chaque point inférieur avec le point supérieur cor- 
respondant , par nue courbe dont , en tâtonnant , on trouvera aisé- 
ment le centre sur la prolongation de la base de la voûte, et l'on aura 
la projection des côtes verticales. 

A l'égard des côtes ou plates -bandes horizontales, comme elles 
doivent diminuer, ainsi que les caissons, à mesure qu'ils s'élèvent 

2. 



( "O 

dans la voûte , il faut faire à part le développement de la moitié de la 
voûte, comme fig. CC; sur la base de ce développement, et de 
chaque côté de son axe, porter une demi -largeur de caisson et une 
largeur de côte , et de ces quatre points , tirer des lignes au point 
placé à l'extrémité du développement; avec une équerre dont les 
branches seront égales, on tirera successivement les diagonales des 
caissons et des côtes, et l'on aura leur diminution graduelle. Il n'y 
aura plus qu'à recourber en quelque sorte le développement sur le 
profil de la voûte , et à tirer les lignes horizontales dans la coupe. 

Y\ e LEÇON. 

Combinaisons générales des éléments. 
Planche I re , ne. F. 

L'unité à laquelle nous rapporterons tous les nombres en archi- 
tecture, sera l'entraxe; c'est-à-dire, l'espace qu'il y aura entre les 
axes de deux colonnes. 

Toutes les colonnes disposées par files doivent être également es- 
pacées; elles seront éloignées de l'axe du mur devant lequel elles 
seront placées , le plus souvent d'un entraxe , quelquefois de deux 
et même de trois; s'il s'en rencontre dans l'intérieur de l'édifice, elles 
correspondront toujours à quelques-unes de celles placées à l'extérieur. 

Les pilastres ne doivent se rencontrer que dans les endroits ou 
les murs ont besoin d'être fortifiés. 

Les murs de face, étant destinés à enclore les édifices, doivent aller 
en ligne droite d'un angle à l'autre ; et les murs de refend , ayant 
pour objet, non-seulement de diviser les édifices, mais encore de 
relier entre eux les murs de face, doivent pareillement aller en ligne 
droite d'un de ces murs à l'autre : si quelque forte raison en empêche, 
la réunion s'opérera par le moyen des fondations , des poutres et des 
arcs doubleaux des voûtes. 



( i3 ) 

Les portes et les croise'es doivent se correspondre dans lous les 
sens: pour cet effet, on les placera sur des axes communs, ainsi que 
les murs et les colonnes, lorsque ces derniers se combinent ensemble. 

La manière d'exécuter graphiquement ce petit nombre de combi- 
naisons si simples est bien simple elle-même : après avoir tracé des 
axes parallèles équidistants , et les avoir coupés perpendiculairement 
par d'autres axes aussi éloignés les uns des autres que les premiers , 
on placera, à la distance que l'on jugera à propos, les murs sur les 
axes, et les colonnes, pilastres, etc. sur les intersections de ces mêmes 
axes; divisant ensuite Chaque entr'axe en deux, on placera sur ces 
nouveaux axes les portes , les croisées , les arcades etc. 

Au moyen de ces combinaisons peu nombreuses et bien simples 
de ce petit nombre d'éléments , il sera facile de passer à la composi- 
tion des parties des édifices. 

VII e LEÇON. 

Formation des parties des édifices , au moyen de la combinaison 
de leurs éléments. 

Planche III. 

Les parties des édifices ne sont guère plus nombreuses que les 
éléments; ce sont : i° les portiques; 2° les porches; 3° les vesti- 
bules; 4° ^s escaliers; 5° les salles; 6° les galeries, et 7 les cours. 
Nous en avons traité dans un assez grand détail dans le premier 
volume du précis : nous allons les considérer ici sous le point de vue 
le plus général. 

Toutes les parties des édifices ne sont autre chose que des espaces 
circonscrits par des murs; souvent couverts, quelquefois découverts; 
tantôt couverts par des voûtes et par des terrasses , et tantôt par des 
planchers et par des combles: ce que l'on pourra remarquer de plus 
dans quelques-unes de ces parties, ce sera des colonnes destinées à cli- 



( i4) 

minuer la portée des planchers, ou le diamètre et par conse'quent la 
pousse'e des voûtes. 

Ces parties peuvent être carrées, parallélogrammiques, circulaires 
ou demi-circulaires; elles peuvent être plus ou moins vastes; il en est 
cjui n'ont qu'un, deux ou trois entraxes de largeur, d'autres qui en 
ont cinq, sept et même davantage; les dernières qui exigent seules 
l'introduction des colonnes dans leur composition , seront celles que 
nous considérerons , comme étant les seules dont l'étude puisse nous 
être profitable. 

Ces parties peuvent appartenir à des édifices publics ou particu- 
liers : les premiers pourront n'avoir qu'un étage , et être couverts par 
des voûtes de différente largeur, ou par des voûtes d'un égal dia- 
mètre; les autres le plus souvent auront plusieurs étages, et seront, 
presque toujours couverts par des planchers et par des combles. 

C'est dans cet ordre que nous allons les examiner, et nous les 
examinerons avec fruit, ayant parfaitement remarqué en quoi ces 
objets se ressemblent, ou diffèrent les uns des autres. 

Lorsqu'on introduit des colonnes dans certaines parties des édifices 
pour diminuer l'action des voûtes, et augmenter la résistance qu'on 
leur oppose , le choix des voûtes n'est pas indifférent : si , par 
exemple , on emploie l'arc-de-cloître dans une pièce carrée de cinq 
entraxes de largeur, il faudra douze colonnes pour supporter cette 
voûte; si l'on préfère le berceau, il n'en faudra que huit; enfin, si 
"on transforme celui-ci en voûte d'arête, il n'en faudra plus que 
quatre, au lieu de douze qu'il aurait fallu dans le premier cas. PI. 
III, fig. AB CD. 

S'il s'agissait d'une pièce de même forme ayant sept entraxes de 
largeur , il faudrait vingt colonnes pour l'arc-de-cloître , douze pour 
le berceau, et il n'en faut de même que quatre pour la voûte d'arête. 
On voit par cet exemple combien il importe de réfléchir en fait d'ar- 
chitecture, puisque dans la première de ces deux pièces, sur douze 
colonnes, on en épargne huit ; et que dans la seconde, sur vingt on en 



( i5 ) 
épargne seize. Dans le premier cas l'économie est du tiers et clans le 
second, elle est des quatre cinquièmes, en donnant la préféren 
la voûte d'arête. 

Ce qui a lieu dans les pièces carrées aura lieu pareillement dans 
les pièces oblongues ou barlongues, dont il est bon en passant de 
remarquer que la pièce carrée est l'élément graphique. 

S'il arrivait que le nombre d'entr'axes contenu dans la longueur 
d'une pièce parallélogrammique ne permit pas d'avoir trois travées de 
voûtes d'arête , rien n'empêcherait du moins d'en avoir une dans le 
milieu; dans les pièces de cinq entraxes de largeur on épargnerai). 
du moins quatre colonnes, et dans celles à sept on en épargnerait 
huit. PI. III, fig. E. 

Dans les pièces de cinq entraxes , autres que quarrées , et qui , dans 
leur longueur , peuvent contenir plusieurs travées de voûtes d'arête , 
dont le nombre doit toujours être impair, une seule colonne peut 
suffire pour recevoir chaque retombée de la voûte; mais dans les 
pièces à sept entraxes, il faudra rlpnv rolonnes. PI. III, fig- F et G. 
Si , vu la grandeur de la voûte , son poids et sa poussée augmentent , 
on transformera les colonnes en pilastres, que l'on réunira, par un 
petit mur, aux murs de la pièce : fig. H. Si l'on a besoin d'une résis- 
tance plus considérable encore, on remplira le vide, et l'on ne fera 
qu'un seul pilier de tous ces objets : fig. I e . 

La hauteur du centre de la voûte au-dessus du sol de la pièce sera 
de trois entraxes dans les pièces de cinq , et de quatre et demi dans 
celles de sept; dans les premières, on divisera cette hauteur en cinq , 
dont quatre pour celle de la colonne, et un pour l'entablement; dans 
les secondes, on divisera cette hauteur en six, dont cinq pour la 
colonne. Au moyen de ces proportions , si l'on accole deux pièces de 
cinq entraxes à une de sept, cette pièce principale ne sera pas moins 
bien éclairée et aérée , que si elle était absolument isolée , PL III. 

Quelquefois aux extrémités des pièces, la retombée de la voûte 
porte sur les murs, fig. K, au lieu de porter sur des colonnes, comme 



( i6) 
dans les fig. L. Le premier de ces arrangements ne peut avoir lieu , 
qu'autant qua la suite de cette pièce , il y en a une autre dans laquelle 
les retombées de la voûte portent sur des colonnes, fig. M; dans les 
pièces qui ne seraient suivies d'aucune autre, il faudrait que les re- 
tombées portassent sur des colonnes éloignées du mur d'un entraxe, 
comme dans la fig. If. 

Si l'on entend bien ce que nous venons de dire de général sur la 
composition des parties des édifices , si l'on s'est bien familiarisé avec 
toutes les figures tracées sur la Planche III, on aura à sa disposition 
une espèce de formule graphique , avec laquelle , dans tous les en- 
sembles d'édifices qui vont suivre, et dans lesquels il s'agira d'édi- 
fices publics couverts par des voûtes de grandeurs différentes, ou 
pourra tracer les plans et les coupes de toutes les parties qui forment 
ces ensembles, sans la moindre peine, en bien peu de temps, avec 
la plus parfaite intelligence et le plus grand fruit. 

VIII e LEÇON. 

Formation de l'ensemble des édifices , au moyen de la combinaison 
de leurs parties. 

Ce que nous avons dit sur la combinaison des éléments des édi- 
fices, nous conduit naturellement au peu que nous avons à dire rela- 
tivement à la combinaison de leurs parties. 

Les murs devant se prolonger sur un même axe dans chaque sens 
des édifices, il s'ensuit que si, dans la longueur ou dans la largeur, 
ou même dans les deux sens des édifices , il y a plusieurs pièces , 
elles se trouveront nécessairement placées sur des axes communs ; 
ce qui doit être. 

On trouvera peut-être d'après tout cela, que la composition de 
l'ensemble des édifices n'est guère susceptible de variété : mais on 
reviendra bientôt de cette erreur, si l'on considère de combien de 



( i7) 
manières différentes les axes principaux des édifices, c'est-à-dire 
ceux sur lesquels sont placées leurs parties, sont susceptibles de se 
combiner les uns avec les autres, et par conséquent d'offrir des com- 
positions différentes, non seulement sur des terrains différents de 
forme <r de grandeur, mais même sur ceux dont la grandeur et la 
forme sont les mêmes. 

Prenons pour exemple le carre , cette forme si simple; divisons-le 
en deux , en trois ou en quatre seulement, nous aurons une foule de 
dispositions différentes d'édifices; supprimons, dans chacune de ces 
dispositions, quelques-uns des axes au moyen desquels ces divisions 
ont été opérées, le nombre des nouvelles dispositions que nous ob- 
tiendrons par ces suppressions, approchera de l'infini. Voyez seule- 
ment la pi. 3 e , fig. N et O. 

Nous avions dit même dans les dernières éditions du premier vo- 
lume de notre précis, qu'un des moyens les plus avantageux pour 
parvenir à la composition de l'ensemble des édifices, était d'effectuer 
le plus grand nombre de ces dispositions en plaçant sur les axes qui 
les indiquent, différentes parties d'édifices; par ce moyen, à la 
vérité, on parviendrait dans tous les cas à remplir parfaitement les 
trois convenances qui sont de tous les lieux et de tous les temps : 
solidité , salubrité et commodité , du moins , en gênerai, cette dernière. 

Cette méthode, vu sa généralité, offre incontestablement de bien 
grands avantages; mais peut-être aurait-elle le défaut de ne préparer 
pas assez à remplir les convenances et les commodités particulières 
à chaque édifice. Or, comme notre objet est de remplir parfaitement 
les unes et les autres , nous avons jugé qu'il serait d'un bien plus 
grand avantage de nous proposer des espèces de programmes, abs- 
traits, à la vérité ( car il serait encore plus dangereux de s'en pro- 
poser d'autres , comme nous le ferons voir à la fin ) , mais qui nous 
feraient contracter l'habitude de remplir des convenances particu- 
lières, en même temps que les convenances générales. Nous suppose- 
rons donc des convenances de nombre , de forme , de situation et de 

o 



( i8) 
grandeur. Par ce moyen, notre méthode réunira tous les avantages, 
sans tomber aucunement dans les nombreux et funestes inconvénients 
qui résultent de l'étude unique de projets déterminés. 

Marche à suivre lorsque l'on compose ou que l'on copie. 

Telle sera donc la marche que l'on devra suivre, pour apprendre 
à composer : on concevra un ensemble formé d'un certain nombre de 
parties semblables ou différentes , placées les unes par rapport aux 
autres dans une certaine relation; ayant une idée bien nette de toutes 
ces parties, et des rapports qui les unissent, on aura nécessairement 
une idée bien nette de l'ensemble; alors on jettera ses idées sur le 
papier , au moyen d'un croquis , dans l'ordre dans lequel on les aura 
conçues; c'est-à-dire qu'on commencera par exprimer les princi- 
pales , ensuite celles qui leur sont subordonnées , enfin celles qui le 
sont aux secondes. Dans ce croquis on exprimera les rapports de 
situation par des signes, et les rapports de grandeur par des nombres. 

Mais comme on pense avec d'autant plus de justesse, que l'on a 
déjà pensé davantage; comme il en coûte de le faire, quand on n'en 
a pas encore contracté l'habitude, et qu'alors même on serait inca- 
pable de former une première idée, si l'on n'y était excité par une 
cause extérieure, nous n'avons pas exigé des élèves qu'ils imaginassent 
les programmes , surtout dans les commencements ; nous les leur 
avons proposés graphiquement , au moyen de la suite d'esquisses que 
nous donnons ici. Ces esquisses éveillent d'abord leur attention sur 
l'ensemble , et sur les parties , de la combinaison desquelles résultent 
ces ensembles. Ces esquisses les aident , les encouragent ensuite à 
penser relativement à l'architecture , et finissent par leur en faire ac- 
quérir l'heureuse habitude. On sent bien que, pour que cet effet ait 
lieu, il ne suffit pas de copier servilement. 

Un exemple va donner l'idée de la manière que nous leur indi- 
quons, pour tirer le meilleur parti de leur travail. 

On a supposé, Planche 4 e •> un ensemble composé d'une cour qui, 



( *9 ) 
par sa grandeur et sa situation relative, doit, lorsqu'on a cessé de 
considérer le modèle, se représenter la première à l'esprit; viennent 
ensuite quatre pièces parallélogrammiqucs , suivies de quatre pièces 
carrées placées aux angles de l'ensemble. Ayant dans l'esprit une 
idée bien nette de ce projet abstrait, on transmet au papier l'idée 
que l'esprit en a conçue d'après le modèle, par un premier croquis, 
qui , au moyen de signes placés dans un rapport convenable, ne per- 
met plus à l'idée de s'échapper, et donne à celui qui l'a conçue la 
faculté de l'examiner, et déjuger si c'est bien ce qu'il a voulu faire; 
et s'il en est satisfait, il peut la réaliser en indiquant les axes des 
murs qui doivent enceindre l'ensemble et les parties de l'édiiice; le 
nombre, la forme et la situation respective des parties étant indi- 
qués , on fait un nouveau croquis pour se rendre compte des rap- 
ports de grandeur. 

Il n'est pas nécessaire que ce second croquis embrasse toute l'é- 
tendue de l'édifice ; l'étude d'un des angles suffit pour déterminer 
ces nouveaux rapports dans toutes les parties : en observant ici une 
seule pièce angulaire, que l'on suppose de cinq entraxes, on voit, 
d'après ce que nous avons dit, que toutes les pièces auront cette 
largeur, et que, de même que dans cette pièce on diminue le dia- 
mètre de la voûte de deux entraxes, c'est-à-dire qu'on le réduit à 
trois, au moyen de l'introduction de quatre colonnes, il faudra faire 
la même chose dans toutes les pièces parallélogrammiques, lesquelles ne 
peuvent pas avoir moins de trois travées; on n'aura plus qu'à coter 
ce nouveau croquis, d'après lequel, quand on voudra, on passera à 
une esquisse , et même à un dessin en grand , si on le juge nécessaire. 
Quant aux coupes, non-seulement de cet ensemble, mais encore 
de tous ceux de même genre qui le suivent, en parlant des parties 
des édifices , nous avons donné une formule graphique au moyen 
de laquelle on n'aura pas besoin de regarder seulement celles que 
nous donnons de chaque ensemble. Quant aux élévations qui ne sont 
et ne doivent être que des résultats naturels et nécessaires du plan 

3. 



(ao) 
et de la coupe, il sera encore plus facile de les faire sans consulter 
le modèle. En général , moins on copiera servilement ces modèles , 
plus on avancera promptement dans la carrière'du mécanisme de la 
composition. 

Il serait trop long et trop ennuyeux de parler successivement des 
nombreuses compositions offertes dans les trente-quatre planches 
que contient ce volume ; nous nous bornerons à quelques obser- 
vations particulières que nous croirons nécessaires ; d'ailleurs les 
planches elles-mêmes , et la table des matières qui les précède , suf- 
firont pour faire connaître ces compositions, ainsi que l'ordre dans 
lequel elles se succèdent. 

Par exemple, dans la Planche IV on remarquera deux ensembles 
qui ne diffèrent essentiellement entre eux qu'en ce que, dans le pre- 
mier, la retombée des voûtes porte sur deux colonnes, tandis que 
dans le second elle ne porte que sur une; car, dans tous les deux, 
les soutiens sont également répartis dans toute l'étendue de l'édifice, 
disposition qui est la meilleure de toutes, mais dont l'étendue du 
terrain ne permet pas toujours de faire usage, et dont la seconde 
figure de la Planche V donne un exemple. Dans la majeure partie de 
cette composition, on a fait usage du système simple, vu l'exiguïté 
supposée du terrain , et du système double dans les parties centrales 
et angulaires, à cause de la nécessité d'opposer une résistance conve- 
nable à la poussée des trois travées intermédiaires. 

Ce que ces deux Planches offrent de bien essentiel à remarquer, ce 
sont les figures du milieu, qui font voir comment on doit jeter ses 
idées sur le papier au moyen d'un croquis. 

Ce qu'il y a de particulier à remarquer dans la Planche VIII, c'est 
que les salles et les galeries qui, dans la majeure partie, de leur 
étendue, n'ont que cinq entraxes de largeur, en ont deux de plus 
dans les parties centrales et angulaires. 

Jusqu'ici , dans les exemples qu'on a donnés , on n'avait combiné 
que des parties à cinq avec des parties à cinq ; dans les exemples sui- 



(ai ) 

vants, on va trouver des combinaisons de pièces à cinq, avec d'autres 
ayant sepl de largeur; les mêmes combinaisons auront lieu ensuite 
avec de grandes pièces en demi-cercle et avec des pièces centrales. 

Parmi ces dernières combinaisons, on en remarquera dans les- 
quelles les colonnes portant des tribunes, au lieu de supporter les 
voûtes , sont dispose'es par files. 

Si, d'après tout ce qui précède, il ne nous a été ni long ni difficile 
de nous familiariser avec la composition de l'ensemble des édifices 
publics voûtés, dont la plupart des parties, destinées à des usages 
différents, doivent être disposées et construites d'une manière diffé- 
rente, il en coûtera encore moins pour arriver à la composition de 
ceux dont toutes les parties destinées à des usages semblables ou ana- 
logues doivent être construites et disposées de la même manière. Une 
différence que l'on peut remarquer entre ces deux genres d'édifices, 
est que, dans les premiers, l'élévation du centre des voûtes au-dessus 
du sol de l'édifice est égale au nombre d'entraxes qui se trouve entre 
les colonnes qui supportent les voûtes, tandis que dans ceux-ci cette 
élévation n'est égale le plus souvent qu'à la moitié de ce nombre 
d'entraxes. La Planche XVI offre une formule graphique relative à 
ce genre d'édifice. Quant aux applications, nous avons cru que les 
deux qu'offre la Planche XVII pouvaient suffire. 

Nous ne nous étendrons guère plus sur les édifices, soit publics, 
soit particuliers , élevés de deux étages , et couverts par des planchers 
et par des combles. 

La Planche XVIII présente la formule graphique applicable à tous 
ceux de ces édifices dont les étages ont deux entraxes de hauteur. 
La Planche XIX présente une formule du même genre pour les édi- 
fices dont les étages en ont trois, ou quatre et demi. Dans ces deux 
formules, les ordres sont tantôt égaux à la hauteur des étages, et 
tantôt moindres de la hauteur de l'appui sur lequel ils reposent. La 
première de ces manières est la meilleure, étant la plus simple et la 
plus naturelle; la seconde, que l'on n'emploie que pour donner plus 



(M) 

de hauteur au premier étage , serait souverainement mauvaise clans les 
édifices qui auraient des colonnes à l'extérieur et dans l'intéxùeur à 
cet étage, étant alors dans l'obligation d'avoir des colonnes de diffé- 
rentes hauteurs dans un même étage, ou de guinder celles de l'inté- 
rieur sur des dés ou socles , pour les mettre de niveau avec celles du 
dehors. 

Les étages de deux entraxes de hauteur sont les seuls dans lesquels 
on peut réunir les colonnes par des arcs. Pour avoir des rapports sim- 
ples entre toutes les parties de ce système, on divisera la hauteur de 
l'étage en cinq parties, dont trois seront pour la colonne, une pour 
la hauteur de l'arc au-dessus , et une pour le massif restant dans la 
partie supérieure. 

Dans les édifices dont les étages n'ont que deux entr'axes de hau- 
teur, il peut y avoir des ouvertures dans tous les entr'axes; dans les 
étages de trois, on peut en faire de môme, quoiqu'il serait peut-être 
mieux de les alterner; enfin dans les étages de quatre et demi, elles 
doivent être encolle plus rares, à moins que ce ne soit des niches. 

La Planche XX offre quatre ensembles de même forme et de même 
grandeur, dont la largeur et la hauteur des pièces est par-tout de deux 
entr'axes, et dont cependant la physionomie est sensiblement diffé- 
rente, tant à l'extérieur qu'à l'intérieur, la combinaison des pièces 
avec les portiques et les escaliers étant différente. 

La même variété se remarque dans les ensembles représentés sur 
les Planches XXI et XXII ; la largeur des pièces, à laquelle est égale la 
hauteur des étages , est de trois entr'axes. Dans ces deux Planches , 
ainsi que dans les deux suivantes, on remarquera des combinaisons 
de pièces sans colonnes , avec d'autres dans lesquelles il s'en trouve , 
et qui par conséquent ont cinq entr'axes. Enfin, dans ces différentes 
Planches, on trouvera toutes les dispositions et les combinaisons pos- 
sibles d'escaliers avec les autres pièces. 

Dans les ensembles offerts sur la Planche XXIII, les étages ont de 
hauteur trois entr'axes , et les portiques deux de largeur. Dans les 



( ^3 ) 
Planches WIV et XXV, la hauteur des étages est la même, mais les 
portiques et les pièces en général sont larges de trois; on peut re- 
marquer dans les deux dernières Planches des démanchements qui 
ne se rencontrent guère dans les édifices publics ; on peut recon- 
naître en même temps avec quelle simplicité ces démanchements 
sont opérés , et la belle correspondance qui existe encore entre les 
cours et les portiques. 

Pour compléter notre travail , après avoir considéré les ensembles 
d'édifices comme des résultats d'un assemblage de parties, nous 
avons considéré les édifices eux-mêmes comme des éléments de com- 
positions bien plus vastes et bien plus magnifiques , formées par 
l'assemblage et par la combinaison d'un nombre plus ou moins con- 
sidérable de ces mêmes édifices. Nous nous sommes aidés, dans la 
composition de ces nouveaux ensembles, de tout ce que les histo- 
riens anciens nous ont transmis relativement à ce que les Egyptiens , 
les Grecs et les Romains ont fait de plus grand et de plus noble en 
architecture, ainsi que des rêves quelquefois bien étranges, mais 
presque toujours sublimes , de Piranèse. Nous avons cru qu'après 
avoir exercé le jugement des élèves par les esquisses qui précédent 
celles-ci , ces dernières donneraient l'éveil à leur imagination, faculté 
dont un architecte n'a pas moins besoin que de l'autre, mais qu'il 
ne peut recevoir. que de la nature; tout ce que l'instruction peut 
faire , n'est que de l'exciter. 

Dans le premier volume du précis de nos leçons , après avoir 
exposé nos idées relativement à l'architecture , nous avons fait con- 
naître celles que l'on a vulgairement de cet art , afin qu'en comparant 
les unes avec les autres , on pût en juger ; de même, après avoir exposé 
dans ce volume la méthode que nous croyons la plus propre à faire 
acquérir en peu de temps aux élèves de vrais talents dans un si bel 
art , nous allons dire un mot de celle que l'on suit le plus ordinaire- 
ment, afin que l'on puisse juger à laquelle des deux on doit donner 
la préférence. 



( a4) 

Souvent, sans autre étude préliminaire que le dessin, on copie 
quelques projets ; on en compose ensuite un certain nombre que l'on 
étudie : voilà ce qu'on appelle apprendre l'architecture ; c'est par ce 
moyen que l'on prétend acquérir des talents suffisants dans cet art , 
et quelquefois l'on emploie à cela jusqu'à douze ou quinze ans; en 
supposant l'étude la plus longue et le travail le plus opiniâtre , à 
trois mois qu'exige l'étude de chaque projet, au bout de quinze ans 
il se trouve qu'on n'en a étudié réellement que soixante. 

Malheureusement l'architecture n'es': pas l'art de faire un certain 
nombre de projets ; c'est l'art de faire tous les projets d'édifices pos- 
sibles, soit publics, soit particuliers, et encore de les faire dans tou- 
tes les circonstances qui peuvent les modifier. Il n'est peut-être pas 
d'art qui embrasse un aussi grand nombre d'objets; or, quand on 
passerait toute sa vie dans un pareil exercice, et que, par des efforts 
inouis, on serait parvenu à faire mille projets, on sent combien l'é- 
tude à laquelle on se serait livré serait incomplète; car, si l'on était 
chargé de faire le mille et unième , ce serait une étude à recommen- 
cer, n'ayant étudié cpie des projets particuliers, au lieu d'avoir ap- 
pris l'art qui enseigne à les faire tous. 

Cette manière si incomplète est en outre bien imparfaite ; car tous 
les projets étant du ressort de l'architecture, on n'en peut faire un 
seul , sans la savoir à fond : et comment réussirait-on dans cet art , 
en copiant des projets sans se rendre compte de chacun d'eux , sans 
décomposer, sans analyser les édifices que l'on copie? Il est, à la 
vérité , des objets qu'on ne peut s'empêcher de voir , et que les faus- 
ses idées qu'on a vulgairement de l'architecture, c'est-à-dire les 
idées de décoration architectonique , ne portent que trop à distin- 
guer; ce sont des colonnes , des pilastres , des piédestaux, des en- 
tablements , des frontons , des attiques , des avant-corps et des 
arrière-corps qui se présentent dans l'élévation d'un pi'ojet; voilà 
tout ce qu'on y remarque , et avec quoi l'on compose. 

L'attention cpi'on aurait donnée à ces divers objets ne serait ce- 



( »5 ) 
pendant pas on pure perte, puisque plusieurs de ces objets font 
partie des éléments ilvs édifices ; mais pour cela il faudrait deux 
choses : d'abord, qu'on les considérât comme objets d'utilité, et non 
de décoration ; ensuite, que l'étude ne se bornât pas à ces seuls ob- 
jets. Mais comment cette dernière condition pourrait-elle être rem- 
plie , puisque toutes les élévations que l'on regarde comme la partie 
la plus intéressante d'un projet , n'offrent presque jamais autre 
chose; que, loin de présenter à l'œil et à l'esprit quelques parties 
essentielles d'un édifice, on affecte constamment de les masquer, de 
les faire disparaître , en élevant , dans tout son pourtour , de hautes 
murailles aussi dispendieuses qu'inutiles , afin de cacher toutes ces 
parties dont cependant l'apparence eût donné à l'extérieur de cet 
édifice, de la variété, de l'effet, du caractère, et enfin toutes les 
beautés que l'on cherche si dispendieusement et si vainement, en 
décorant ces espèces de boîtes, ou, pour mieux dire, d'abymes, de 
sépulcres, dans lesquels sont englouties et ensevelies en quelque 
sorte une foule de parties essentielles des édifices , et dont l'aspect 
n'eût pas manqué de satisfaire complètement et l'esprit et les yeux , 
en offrant à tous deux un spectacle naturel et vrai (i)? 

Comment pourra-t-on acquérir de véritables connaissances en ar- 
chitecture, ainsi que de vrais talents, en copiant de telles choses, et 
surtout en les copiant de la manière dont on le fait ? comment 
pourra-t-on composer soi-même , si l'on ne connaît pas parfaite- 
ment tous les objets avec lesquels on doit composer ? comment ima- 
giner un ensemble quelconque , d'une manière au moins supporta- 
ble, si l'on n'a nulle idée des parties qui doivent le former, et si 
l'on ne sait pas davantage comment en général ces parties doivent 
être combinées? 

On nous dira que, dans les projets que l'on copie, les élévations 
sont toujours accompagnées de plans et de coupes , dans lesquels se 

(i) Voyez la nouvelle église de Sainte-Geneviève. 



( 2 6) 

rencontrent nécessairement des parties cl édifice : mais on doit bien 
savoir que ce n'est pas à ces parties d'un projet que les hommes 
pleins de l'idée de décoration attachent le plus d'importance; d'ail- 
leurs, dans une dixaine de projets que l'on aura pu copier, on n'aura 
peut-être pas rencontré la moitié, ni même le quart de toutes les 
parties des édifices, qu'il serait pourtant indispensable de connaître. 

Cependant, après avoir employé un temps plus ou moins considé- 
rable à travailler de cette manière , on passe à la composition. Que 
peuvent être de semblables productions ? des projets faits de pièces 
et de morceaux , des projets dans lesquels on trouve une foule de 
choses dispendieusement inutiles , et souvent rien de ce que le sujet 
aurait exigé le plus impérieusement. 

Quel fruit peut-on ensuite espérer en étudiant longuement et pé- 
niblement des projets plus ou moins informes et indigestes ? et c'est 
dans cette déplorable occupation qu'une foule de jeunes gens, que 
souvent la nature avait doués des dispositions les plus heureuses, 
et qui, s'ils avaient suivi , en étudiant l'architecture, une marche 
convenable , se seraient à coup sûr rendus recommandables , par de 
vrais talents , non-seulement à leurs contemporains , mais encore à 
la postérité ; c'est , dis-je , dans cette funeste occupation qu'ils per- 
dent sans retour les plus belles années de leur jeunesse , la portion 
la plus précieuse de leur vie. 

Nous avons vu combien cette méthode était incomplète ; on peut 
remarquer combien elle est, non-seulement imparfaite, mais même 
désastreuse ; qu'il est ridicule de prétendre savoir l'architecture 
après avoir copié, composé, étudié quelques projets, puisque cet art 
est celui de les faire tous ; on doit reconnaître en même temps qu'il 
serait plus avantageux , sous tous les rapports , de l'étudier d'une ma- 
nière générale, naturelle, simple et raisonnée, qui, après tout, n'est 
autre que celle que l'on suit partout, pour acquérir toutes les autres 
connaissances humaines: ayant appris l'architecture de cette manière, 
on n aurail plus besoin d'étutlier longuement et péniblement chaque 



( 2 7 ) 
projet en particulier; on les ferait tous et bien, puisqu'on ne pour- 
rait jamais manquer de satisfaire aux convenances générales, et que 
l'on aurait toutes les facilités pour remplir celles qui peuvent être 
particulières à chaque édifice , et qu'il ne s'agirait plus que de recon- 
naître dans l'occasion. 

Mais malgré tout, dira-t-on , n'est-il pas constant qu'il existe en 
architecture des hommes du plus grand mérite ? Personne n'en est 
plus persuadé que nous, et nous l'avons prouvé en rendant hom- 
mage à leurs talents toutes les fois que l'occasion s'en est présentée ; 
nous dirons plus : il y en a, non-seulement parmi les architectes, 
mais même parmi les jeunes gens qui se destinent à l'architecture ; 
mais ce n'est sûrement pas au manque de méthode, et moins enepre 
à l'usage d'une mauvaise méthode, qu'ils sont redevables de leur mé- 
rite: ils ne peuvent avoir cette obligation qu'à des dispositions tou- 
tes particulières, et à cette heureuse éducation de circonstances, de 
laquelle on profite souvent d'autant plus , que l'on s'aperçoit moins 
de l'avoir reçue. 

On nous dira peut-être encore : Tous ceux qui ont suivi votre mé- 
thode, sont-ils devenus habiles ? Hélas ! non sans doute ; mais, d'après 
ce que nous avons dit plus haut , il est facile de voir pourquoi : c'est 
que, si l'imagination est peu de chose sans une bonne instruction, 
la meilleure instruction n'est rien sans les dispositions , l'imagination , 
le zèle et l'application. 

Au reste, quand notre méthode n'aurait en elle-même rien de 
meilleur qu'une autre, il est constant qu'elle l'emporterait toujours 
sur toutes par sa brièveté. Elle n'exige pas douze ou quinze ans de 
travail; et, quand on ne gagnerait que peu de chose à la suivre, au 
moins n'aurait-on pas à gémir sur la perte d'un temps considérable , 
qui est de toutes les choses celle qu'on doit regarder comme la plus 
précieuse et la plus à regretter. 

Nous terminerons par exprimer nos vœux, non moins ardents que 
sincères , pour que les connaissances et les talents dans un art qui 

4- 



( ^8 ) 
procure à l'espèce humaine et à la société de si grands et de si nom- 
breux avantages quand il est bien connu, et qui traîne à sa suite 
tant d'inconvénients funestes quand il l'est mal , s'étendent, se pro- 
pagent et même se généralisent, et pour qu'ils ne soient plus le par- 
tage exclusif des personnes qui font leur état de l'architecture. 

Et pourquoi les vœux que nous formons ne se réaliseraient-ils pas ? 
Dans toute bonne éducation , ne fait-on pas entrer l'étude de la mu- 
sique , du dessin et de plusieurs autres arts , bien que les personnes 
à qui l'on procure ces talents ne soient rien moins que destinées à de- 
venir peintres , à professer la musique ? Pourquoi à des talents 
agréables n'en joindrait-on pas un non moins agréable, et, de plus, 
éminemment utile ? Est-ce parce qu'il serait plus long et plus difficile 
de l'acquérir ? Il ne faut que parcourir cet ouvrage , pour se convain- 
cre du contraire; mais, quand même cette crainte serait fondée, de 
quel avantage ne serait-il pas pour les nations que les hommes ap- 
pelés par le sort aux premières places de la société, et qui, en con- 
séquence, ont souvent occasion d'ordonner l'érection des édifices les 
plus importants , pussent choisir les meilleurs architectes ainsi que 
les meilleurs projets parmi ceux qui leur seraient présentés ? quelle 
gloire ne leur en reviendrait-il pas à eux-mêmes? Ne trouveraient- 
ils point aussi la récompense de cette étude , ceux même qui ne 
sont pas appelés à des fonctions si relevées , dans le plaisir de 
raisonner avec connaissance de cause sur une matière que l'on traite 
d'autant plus volontiers dans la bonne société , que l'on s'y entend le 
moins ? ne trouveraient-ils pas cette récompense dans des avantages 
encore plus réels , s'il arrivait qu'ils eussent eux-mêmes à faire con- 
struire des édifices, soit pour leurs jouissances, soit pour leur fortune? 

Mais , diront quelques personnes , ne serait-ce pas déconsidérer les 
architectes et l'architecture, que de populariser en quelque sorte cet 
art? Nous sommes loin de le penser; mais, en supposant que cela fût, 
ou la société est faite pour l'architecture et pour les architectes , ou 
l'architecture et les architectes pour la société: est-il quelque homme, 



( *9 ) 
digne du nom d'architecte, qui puisse à cet égard demeurer un in- 
stant en balance ? Qu'aurait-il à perdre d'ailleurs à cela ? quelques 
aiiis éloges accordés souvent par l'ignorance et la sottise, et qui se- 
raient remplacés par des témoignages sentis d'estime et de reconnais- 
sance, bien propres à dédommager son cœur des privations de son 
amour-propre. Tel est le sort réservé à tout architecte quiexercera 
avec talent et ayee honneur ce bel art , lorsqu'il sera généralement 
connu. 



NOTICE. 



RECUEIL ET PARALLÈLE 

DES ÉDIFICES DE TOUT GENRE, ANCIENS ET MODERNES , REMARQUABLES PAR LEUR 
BEAUTÉ, PAR LEUR GRANDEUR OU PAR LEUR SINGULARITÉ, ET DESSINÉS SUR UNE 
MÊME ÉCHELLE. 

Par J. N. L. DURAND, 

ARCHITECTE ET PROFESSEUR DARCHITECTORE A LÉCOLE ROYALE POLYTECHNIQUE. 

Une chose qui importe extrêmement aux architectes, aux ingé- 
nieurs civils et militaires, aux élèves de l'Ecole royale Polytechnique 
destinés à le devenir, aux peintres d'histoire et de paysage, aux 
scuplteurs, aux dessinateurs, aux décorateurs de théâtre, en un mot 
à tous ceux qui doivent construire ou représenter des édifices et des 
monuments, c'est d'étudier et de connaître tout ce qu'on a fait de 
plus intéressant en architecture, dans tous les pays et dans tous 
les siècles. 

Mais les édifices qui méritent quelque considération se trouvent 
confondus avec une foule d'autres qui ne sont remarquables enrien: 
outre cela, ils sont dispersés dans près de trois cents volumes, la 
plupart in-folio , dont la collection monterait à un prix énorme ; de 
sorte qu'il serait impossible aux artistes de s'en procurer la connais- 
sance entière par une autre voie que celle des bibliothèques. 

Ce moyen-là même exige un temps infini , et n'est d'ailleurs pra- 
tiquableque pour les artistes qui habitent les grandes villes. Déplus, 
quand ils seraient tous à portée d'en faire usage , peut-être que les 
avantages qu'il leur procurerait ne les dédommageraient que faible- 
ment de leurs peines. En voici la raison : souvent un volume n'est 
composé que d'objets de différents genres, tandis que ceux qui sont 
du même genre se trouvent disséminés dans un grand nombre de 



volumes. Or, on sent combien dans ce < as-là les comparaisons, qui 
■ s peuvent amenée à juger et à raisonner, doivent être longues, 
pénibles, imparfaites et peu fructueuses : la différence des échelles 
ajoute encore à ces inconvénients. 

Dans cet état des choses, nous avons pensé que si , détachant, des 
cents volumes dont nous venons de parler, les seuls objets qui 
nil essentiels à connaître, nous les rassemblions dans un seul vo- 
lume d'un prix tout au plus égal à celui d'un ouvrage ordinaire 
d'architecture , ce serait offrir aux artistes en général, et aux élèves 
de l'Ecole polytechnique en particulier, un tableau complet et peu 
coûteux- de l'architecture , un tableau qu'ils pourraient parcourir en 
peu de temps, examiner sans peine, étudier avec fruit, sur-tout si 
l'on classait les édifices et les monuments par genres, si on les rap- 
prochait selon leur degré d'analogie , si on les assujettissait de plus 
à une même échelle ; et c'est ce que nous avons entrepris de faire. 
Pour arriver plus sûrement à ce but, nous avons rejeté de ce recueil 
non-seulement tous les objets qui n'offraient aucun intérêt en eux- 
mêmes, mais encore ceux qui, ressemblant plus ou moins à d'autres 
morceaux d'un intérêt majeur , n'auraient fait que grossir le volume 
sans augmenter la masse des idées. 

Peut-être trouvera-t-on dans ce recueil quelques édifices qui pa- 
raîtront peu intéressants; mais, comme ce sont presque les seuls de 
ce genre qui existent, nous avons cru devoir les y placer, afin d'ap- 
peler l'attention sur ce genre d'architecture. 

On y trouvera aussi des restaurations peu authentiques, telles que 
celles des Thermes par Palladio , et de plusieurs édifices de l'ancienne 
Rome, par Piranesi, Pirro-Ligorio, etc. Nous n'avons pas voulu pri- 
ver les élèves ni les architectes des beaux partis que ces restaurations 
présentent , et dont ils peuvent faire de fréquentes et d'heureuses 
applications. 

Mais nous nous sommes permis de les simplifier, nous y en avons 
même ajouté qui sont presque entièrement de nous; et, pour peu 



( 3a ) 
que l'on fasse attention que, loin d'avoir voulu corriger ces grands 
maîtres , nous ne nous sommes attachés qu'à manifester d'une ma- 
nière plus évidente l'esprit qui règne dans ces magnifiques produc- 
tions , on nous pardonnera sans peine d'avoir osé nous ranger à 
côté d'eux. 

Cet ouvrage est composé de quinze cahiers, de six planches chaque : 

Le premier contient les temples égyptiens , grecs , romains , et les 
temples de Salomon , de Balbec et de Palmyre ; 

Le deuxième, les mosquées, les pagodes, les églises gothiques et 
les dômes les plus célèbres ; 

Le troisième, les places publiques, les forum, les marchés, les 
halles, les bazars, les maisons de ville, les basiliques , les palestres , 
les écoles , les portiques et les bourses ; 

Le quatrième, les tombeaux égyptiens, grecs, indiens, turcs, 
persans et romains, les arcs de triomphe, les ponts, les aqueducs, etc.; 

Le cinquième , les ports , les phares , les tours , les citernes , les 
puits , les châteaux d'eau, les casernes , les arsenaux , les prisons, les 
hôpitaux, les lazarets , les caravanserais et les cimetières; 

Le sixième , les thermes , les nymphées et les bains ; 

Le septième , les théâtres antiques et modernes , les amphitéâtres , 
les naumachies et les cirques ; 

Les huitième, neuvième et dixième, les maisons, les châteaux et 
les palais , tant anciens que modernes ; 

Enfin, les onzième, douzième, treizième, quatorzième et quinzième 
cahiers offrent, développés en grand, et sur une même échelle de 
module , tous les détails qui concernent les édifices , et qui méritent 
d'être connus. 

Le prix de l'ouvrage est de 1 80 francs. 

Cet ouvrage , ainsi que les deux volumes du Précis et la partie 
graphique des nouveaux Cours, se trouvent chez l'auteur, à l'Ecole 
royale Polytechnique, et chez les principaux libraires. 

FIN, 



TABLE 

DES MATIÈRES CONTENUES DANS CE VOLUME. 



TV/I , Pag ' P1 - 

iVIamère d'acquérir en peu de temps des talents en architecture.. . i 



SOMMAIRE 

DE LA. PARTIE DES LEÇONS ORALES , RELATIVE AU TRAVAIL 
GRAPHIQUE. 

V e LEÇON. 

Idées générales 3 

Manière de se représenter ses idées en architecture, et de les commu- 
niquer aux autres 5 I" 

II e LEÇON. 

Eléments des édifices 6 

Des murs, des chaînes horizontales et verticales que l'on y introduit, 

et des ouvertures qu'on y pratique ib. I r 

III e LEÇON. 
Des soutiens isolés, et des parties horizontales qui les relient 8 I r 

IV LEÇON. 
Des planchers et des combles g l 1 ' 

5 



( 34) 

V e LEÇON. 

Pag l>l 

Des voûtes 10 l re . 

Manière de tracer les caissons 1 1 II . 

VI e LEÇON. 
Combinaisons générales des éléments 12 I re 

VII e LEÇON. 

Composition des parties des édifices , au moyen de la combinaison de 

leurs éléments i3 III. 

Formule graphique applicable à tous les édifices publics, voûtés, 

dont les parties sont destinées à des usages différents 16 III. 

VIII e LEÇON. 

Composition de l'ensemble des édifices , au moyen de la combinaison 

de leurs parties ib. III. 

Marche à suivre lorsque l'on compose, et lorsque Ion copie 18 lVelV. 

Ensembles d'édifices formés par la combinaison de pièces de cinq 

entr'axes de largeur PI. IV. 

Ensembles d'édifices formés par la combinaison de galeries de cinq 

entr'axes de largeur — V. 

Ensembles formés par la combinaison de pièces et de galeries de 

cinq entraxes — VIetVII. 

Combinaisons des pièces et de galeries -dont on veut augmenter la 
largeur de deux entraxes dans les parties centrales et angulaires, 
sans rien changer au système qui règne dans le reste de l'en- 
semble — VIII. 

Ensembles d édifices formés par la combinaison de pièces et de ga- 
leries , les unes de cinq, et les autres de sept entr'axes de lar- 
geur — IX et X . 

Ensembles formés par la combinaison de pièces de cinq et île sept 

entr'axes, avec de grandes pièces demi-circulaires — XIctXII. 

Combinaisons de pièces de cinq et de sept entr'axes, avec des pièces 

centrales auxquelles elles aboutissent — XIII, 

XIV et XV. 



(35) 

Formule graphique applicable aux édifices publics voûtés, dont i ouïes 

les parties sonl destinées à des usages semblables, on analogues.. PI. Wl. 

Application de cette Formule — XVII. 

Formule graphique applicable aux édifices particuliers, élevés de 
deux étages, couverts par des planchers et des combles', et dont 
les étages ont deux entr'axes de hauteur — XVIII. 

Formule graphique applicable aux édifices publics et particuliers, 
élevés de plusieurs étages, couverts par des planchers et des com- 
bles, et dont Us étages onl trois entr'axes, ou quatre entraxes et 
demi de hauteur — XIX. 

Applications de la première — XX. 

Applications de la seconde — XXI et 

XXII. 

assemblages de portiques d'un entr'axe de largeur, avec des pièces 
de trois et de cinq entraxes — ■ XXIII. 

Assemblages de portiques et de pièces de deux entr'axes, avec des 

pièces de cinq et des cours, le tout de trois entr'axes de hauteur. — ibid. 

Assemblages de portiques, et de pièces de trois entr'axes de largeur 

et de hauteur, avec des pièces de cinq, et avec des cours -- XXIV. 

Autres combinaisons des mêmes objets, avec des pièces de quinze 
entr'axes , réduites à neuf au moyen de portiques qui les envi- 
ronnent intérieurement — XXV. 

Magnifiques ensembles formés, non plu* par des parties d'édifices, 
mais des édifices mêmes , réunis sous différents rapports depuis 
la — XXVI. 

Jusques et compris la — XXXIV. 



FIN DE LA TABLE. 



AVIS AU RELIEUR. 

Il placera après le Texte et la Table des Matières les trente-quatre 
Planches que contient ce volume. 



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